Bien démarrer la préparation mentale avec un objectif, un diagnostic et un plan d’action

Dans le sport et de manière générale dans notre société, on a toujours tendance à se comparer. On compare nos résultats avec nos amis, avec les personnes du même club, avec son prof… Cette tendance est exacerbée par les réseaux sociaux, lorsqu’on nous montre des résultats ou des performances spectaculaires sur facebook ou instagram. Chacun nous dit qu’il a une recette miracle, un secret pour avoir des résultats extraordinaires. D’ailleurs, n’oublions pas qu’on nous montre uniquement ce qui va bien et on nous cache souvent les difficultés rencontrées.

En préparation mentale, la règle n°1 c’est qu’il n’y a pas de règle absolue, juste des tendances. Par conséquent, répliquer à la lettre les solutions qui ont marché pour les autres n’est jamais la meilleure solution.

La recette “magique” qui va marcher le mieux pour vous, ce sera une recette adaptée à vous, à votre personnalité, à vos besoins, à votre niveau et à votre temps disponible aussi.

Voici les 3 premières choses à faire pour démarrer une bonne préparation mentale :

  • déterminer un objectif adapté
  • diagnostiquer les moyens, les points forts, les points faibles et ce qui pourrait vous empêcher d’atteindre votre résultat
  • un plan d’action, c’est à dire un programme en fonction de tout ça

Déterminer un objectif adapté

Un bon objectif doit comporter les paramètres suivants :

  • prendre en compte votre niveau actuel
  • être réaliste et réalisable
  • être mesurable
  • à court terme, entre 1 et 2 mois

Un objectif qui remplit tous ces critères permet de garder sa motivation élevée, de pouvoir s’adapter en cours de route si vos résultats ne vont pas dans le sens souhaité, d’éviter au maximum les blessures, d’avoir les moyens de ses ambitions.

En résumé, c’est la garantie d’obtenir des résultats (sauf exception). Si vous n’atteignez pas l’objectif fixé, c’est soit qu’il y a eu un incident imprévisible, ce qui peut arriver dans de rares occasions. Soit que l’objectif ne remplit pas parfaitement ces 4 critères.

Exemple d’objection : “Mais moi je m’en fous d’un objectif à 2 mois, je veux devenir le meilleur”

Réponse : “Vous savez comment on fait pour manger un éléphant ? Bouchée après bouchée. Donc commençons par BIEN faire la première bouchée, quand elle sera réalisée, on attaquera la 2e”

Diagnostiquer les moyens, les points forts, les axes de progrès etc…

Cette partie fait écho aux deux premiers points de l’objectif, à savoir la prise en compte de votre niveau actuel et le fait d’avoir un objectif réaliste et réalisable.

Le diagnostic des moyens revient à se poser ce genre de questions :

  • quel temps j’ai à ma disposition
  • quel matériel
  • les moyens d’entrainement
  • etc…

Ensuite, il faut effectuer une liste de vos points forts et axes de progrès dans les domaines suivants :

  • physique
  • technique
  • mental
  • (nutrition ?)

Enfin, il est nécessaire de se demander s’il y a quelque chose qui pourrait vous empêcher d’atteindre votre but. Cela peut venir du contexte familial, d’un risque de blessure, de votre équilibre vie perso / vie pro. Le but est d’anticiper.

Le plan d’action

Maintenant que vous avez tous les ingrédients de la recette, il s’agit de se mettre à cuisiner.

Alors, il faut planifier ce que vous allez faire sur 1 à 2 mois pour atteindre votre objectif. Cette planification va bien-sûr prendre en compte tous les points vus dans les paragraphes précédents.

A VOUS DE JOUER !

Bravo, vous êtes déjà en train d’entamer votre première bouché…